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Nous ne paierons pas leur crise : imposons nos exigences

14 avril 2009

Les salariés, les chômeurs et les retraités vont être les premières victimes d’une crise dont ils ne sont aucunement responsables. Alors qu’une pluie de milliards d’euros est déversée sur les banques, et que les cadeaux au patronat se multiplient, rien, ou presque, n’est fait pour la population qui se retrouve au coeur de la tourmente.

Changer de logique !

La crise financière s’est transformée en crise économique mondiale et la récession est là. L’activité économique dans le monde se contracte fortement et les licenciements se multiplient dans tous les pays. Des millions de gens sont brusquement plongés dans la pauvreté, perdent leur logement et voient leur conditions de vie se dégrader fortement.

Si de réelles mesures pour la combattre ne sont pas prises, cette crise n’est pas prête de se terminer. Une spirale récessive risque de se développer : la baisse globale du niveau de vie réduit la demande solvable aux entreprises qui, de plus, pour maintenir leurs profits, l’anticipent, réduisent leurs investissements et licencient leurs salariés, aggravant ainsi la situation. Dans ces circonstances, la crise financière risque de rebondir, aggravant encore la crise économique.

Cette crise n’est pas simplement le produit du comportement cynique et cupide de quelques acteurs de la finance. La financiarisation de l’économie trouve son origine dans une baisse continue de la part de la richesse produite revenant aux salariés, dix points en un quart de siècle dans les pays développés.

L’explosion des profits financiers des entreprises et des dividendes versés aux actionnaires a créé les conditions de la financiarisation de l’économie. La déréglementation des marchés financiers, avec la liberté totale de circulation des capitaux et le développement des paradis fiscaux, a permis à la crise de s’étendre au monde entier.

S’attaquer à la crise suppose donc une remise en question radicale de la logique du profit maximal que le capitalisme impose. Il faut une autre dynamique économique et sociale basée sur la satisfaction des besoins sociaux, la réduction des inégalités et la mise en oeuvre des impératifs écologiques. C’est par nos mobilisations que nous l’imposerons.

Des mesures d’urgence s’imposent

Pour l’Union syndicale Solidaires, il faut, tout de suite, prendre des mesures d’urgence visant à protéger toutes celles et tous ceux qui subissent la crise de plein fouet.
- Interdire les licenciements dans les entreprises qui font des profits et indemniser à 100 % le chômage partiel.
- Instaurer un statut du salarié, financé par une nouvelle cotisation sociale patronale, qui garantisse la continuité de la rémunération.
- Etablir un moratoire sur les crédits relais.
- Encadrer les loyers et interdire les expulsions de logements.
- Augmenter le SMIC et les minima sociaux à 1 500 euros.
- Augmenter les salaires de 300 euros.
- Assurer effectivement l’accès aux soins pour toutes
- Arrêter toutes les suppressions d’emplois dans la fonction publique.

Pour en savoir plus

- L’Europe à la croisée des chemins
- Socialiser les pertes ou socialiser les banques ?
- Une autre fiscalité est possible
- Quel plan de relance

Tracts

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STOP aux licenciement, au chômage, à la précarité
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Pourquoi supprimer les paradis fiscaux
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