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Contre forum du secteur social : un chantier pour la résistance

Deux journées de travail sur les questions liées aux secteurs du social ont été organisées par les fédérations SUD Santé Sociaux et SUD Collectivités territoriales les 4 et 5 novembre 2005.

Il s’agissait de faire un point afin de relancer un chantier de réflexion et de lutte après deux années de mobilisation, d’analyse, d’information contre les législation sécuritaires et liberticides.
Les questions posées en cette occasion peuvent paraître simples, mais elles sont essentielles :
- Comment travailler dans le social ?
- Comment promouvoir l’autonomie des personnes ?
- Comment travailler sur l’accès aux droits fondamentaux alors que ceux-ci sont remis en cause par la politique libérale ?
- Comment organiser la résistance à la délation, au sécuritaire, outils de cette politique ?

Quatre vingt personnes ont pu réfléchir en atelier autour de quatre thèmes (la prévention, l’accès aux droits, le sécuritaire et la psychiatrie, la formation pour quels métiers ?) éclairés par des interventions concises - allant de la législation liberticide au contrôle informatique, en passant par les problématiques de l’exclusion et du sécuritaire en milieu scolaire.
Un certain nombre de pistes pour poursuivre ce travail ont été plus particulièrement mises en avant.
En interne au secteur, c’est la construction de la résistance qu’il faut organiser. La règle du secret professionnel et de la nécessité de garantir l’anonymat des personnes s’oppose au projet de secret partagé avec les maires, les services de police. La participation ou non à un certain nombre d’instances et la réponse à des injonctions se posent déjà.

Par ailleurs, les législations, avec leurs orientations comptables qui génèrent de l’étranglement financier, imposent une rapide précarisation des emplois du social. Les missions, les accompagnements sur le long terme sont transformés au profit d’un projet de contrôle social. Ainsi les métiers sont remis en cause, les qualifications dévaluées et déjà les formations, inscrites de plus en plus dans la concurrence marchande, modèlent les futurs professionnels. A ce titre, l’inscription de travailleurs de ces secteurs en formation dans nos travaux syndicaux représente un élément encourageant.
La posture sécuritaire du gouvernement, même si elle a un effet direct sur l’enseignement et les divers services sociaux et de santé, impose une coordination plus large et interprofessionnelle. Toutes ces questions débordent le seul strict champ professionnel des secteurs concernés.

Il s’agit d’un problème de choix de société... et cette société là on n’en veut pas !

pour en savoir plus

- Quartiers en friche, Quartiers en chiffres
- Contre forum du secteur social : un chantier pour la résistance
- Une justice sécuritaire
- Une banalisation de l’état d’exception

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